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# Posté le jeudi 29 janvier 2009 09:25

SPO Nancy

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 16:27

Quelques raisons d'y croire

Quelques raisons d'y croire
Ce soir aux Cotonniers, le SPO Rouen n'a que peu de chances de pouvoir battre Nancy, le champion en titre, virtuel leader du classement. Et pourtant...

Rien que du lourd, du moins sur le papier. D'octobre à décembre, le SPO Rouen aura disputé six rencontres de championnat dans sa salle des Cotonniers, toutes face à de grands noms du championnat : Le Mans, Cholet, l'ASVEL, Pau/Orthez, Nancy ce soir et Gravelines le 13 décembre.
Tout à l'heure, la partie s'annonce disproportionnée entre des Normands à la lutte pour le maintien et des Lorrains champions de France en titre, déjà présents au sommet du classement général et de nombreuses lignes de statistiques, telles que l'attaque (85,4 points de moyenne), l'évaluation globale (100,25) et l'adresse à trois points (40,3 %, 56,7 lors de la dernière journée contre Gravelines). Autant dire que les Normands vont devoir se surpasser et tabler sur une baisse de régime de la formation de Jean-Luc Monschau pour accomplir l'exploit. Quelques éléments pourraient plaider en faveur de cette thèse hardie.

Deux cadors deja bouscules
Le SPO Rouen présente un bilan très honorable dans sa salle des Cotonniers avec deux succès en quatre apparitions. Les Normands ont assez largement distancé Cholet (76-60) et Pau/Orthez (81-69), deux formations malades loin de leur standing passé. Plus intéressantes furent finalement les deux défaites enregistrées devant Le Mans et l'ASVEL, deux équipes de pointe (6 victoires et 2 défaites). Face aux Sarthois, les Rouennais n'ont cédé que d'une unité (72-73), tout en ayant en main le ballon du succès par Williams. Contre les Rhodaniens, ils n'ont capitulé que sur le buzzer (70-72), sur une claquette de Troutman au rebond d'un shoot manqué de Reynolds. « Nous avons toujours tenu la dragée haute à nos rivaux aux Cotonniers, admet David Dubosc, l'entraîneur adjoint du SPOR. Jamais nous n'avons lâché. Nous avons joué avec beaucoup de c½ur. Bien sûr, nous avons une petite confiance en nous. Seulement contre Nancy, nous devrons être à 120 % de nos possibilités.»

Nancy : un rythme trop soutenu ?
Engagé en Euroligue grâce à son titre de champion de France, Nancy a déjà disputé cinq rencontres depuis le 23 octobre, auxquelles s'ajoutent huit autres en championnat. Les Lorrains ont donc trois matches de plus dans les jambes (13 au total) que les Rouennais (9 en Pro A et un en Coupe de France). « Ce n'est pas un argument recevable, juge David Dubosc. Nancy a trouvé son rythme avec deux matches par semaine. Chez nous, les gars se plaignent de trop s'entraîner. Ce n'est sûrement pas le cas pour nos adversaires dont les semaines sont rythmées par les voyages et la compétition. »
En Euroligue, le SLUC n'a pas pour l'instant effectué de grands périples. Il s'est simplement rendu à Sopot (Pologne) le 29 octobre et ce mercredi à Sienne (Italie). Les Lorrains sont directement venus en Normandie, sans repasser chez eux. Ils se sont entraînés hier midi à la salle des Cotonniers et le feront encore ce matin. « C'est bien la preuve qu'ils ne nous prennent pas à la légère », prévient David Dubosc.
Des Lorrains pas imbattables
Malmenés en Euroligue (1 victoire et 4 défaites), les Nancéiens imposent en revanche leur loi sur la Pro A avec sept victoires contre une défaite, subie dans des conditions très particulières à Hyères/Toulon lors de la 2e journée (81-73). Alors qu'ils avaient constitué un pécule de 25 points (24e minute), ils se sont totalement effondrés. L'entraîneur Jean-Luc Monschau avait évoqué un « scénario détestable » et pointé du doigt un relâchement fatal. « Alors que le match était plié, on n'y était plus défensivement et on n'avait plus de contrôle ni de maîtrise en attaque. »
Le staff du SPO Rouen relativise cette défaillance et estime qu'elle ne se reproduira pas. « N'oublions pas que ce n'était que la 2e journée et que l'équipe manquait de rodage, constate David Dubosc. Et puis, elle était privée ce soir-là de Ricardo Greer (14,1 points de moyenne). »
A. G.
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# Posté le dimanche 30 novembre 2008 13:50

Le SPOR tombe sur un as

Le SPOR tombe sur un as
Au contact pendant tout le match, le SPO Rouen s'est néanmoins incliné samedi à Besançon (91-85). Vaincu par l'époustouflante performance de l'ailier américain Hawkins.

Le SPO Rouen possède décidément le don de réveiller les talents en sommeil. Une semaine après avoir failli être envoyé par le fond par le Palois Frédéric Moncade, le SPO Rouen a assisté samedi à Besançon à l'envol d'un adversaire jusqu'alors anonyme au milieu de l'effectif franc-comtois.
Dynamisé par l'arrivée à ses côtés de sa femme et sa petite fille en milieu de semaine, l'ailier américain Justin Hawkins s'est approprié la rencontre, faisant le show d'un bout à l'autre, sans jamais être effleuré par le doute ni par des Rouennais trop tendres (91-85). « Nous n'avons pas été assez durs sur lui, reconnaît Cheikhou Thioune. Nous n'avons pas fait les fautes au bon moment. Quand un adversaire prend feu comme ça, il faut briser sa spirale. »
Mis en confiance par un alley oop dès la 2e minute, le héros de la soirée a survolé la partie avec 38 points (14/20 dont 7/11 à trois points), 6 rebonds et 3 passes. « Contre nous, il y a toujours un gars qui sort de sa boîte», se désole Michel Veyronnet, le coach normand. «Hawkins a été stratosphérique. Tout lui a réussi à l'image de ce shoot à trois points juste avant la mi-temps. Il est dos au panier, il balance le ballon et il rentre avec l'aide de la planche. On a eu beau changer de système de défenses, de joueurs à son marquage, rien n'y a fait. »
Bien qu'un peu plus discret, l'ailier Gunn, le compère US de Hawkins, a lui aussi participé à la défaite du SPOR (20 points et 25 d'évaluation) qui avait axé sa stratégie de démolissage sur le secteur intérieur bisontin (Ford, Hoard et Doellman, limités à 25 points).

Houston prend ses responsabilités
Très épisodiquement en tête (23-25, 11e; 27-28, 12e), le SPOR a cependant eu le mérite de ne jamais céder, notamment lorsque Besançon s'est octroyé un net avantage à 7 minutes de la fin (75-67). Le très altruiste Houston (8 passes) a alors pris ses responsabilités, surtout au-delà de la ligne des 6,25 m, ramenant les siens par deux fois sur les talons adverses (77-75, 37e) et surtout à 1'34'' du buzzer final (85-83).
Sanctionné d'une deuxième faute antisportive à 47 secondes du terme, Hoard a offert l'occasion au meneur normand d'attiser un peu plus le suspense alors que le score était encore indécis (87-83). Hélas, Houston n'est pas parvenu à inscrire ses deux lancers francs, un exercice dans lequel les Normands sont défaillants depuis le début de saison (8/15, 53% à Besançon).
Ce revers ne tient cependant pas qu'à ce constat car les trop nombreuses pertes de balles de la première période (14, 20 au final) et une défense moins compacte que d'ordinaire ont aussi pesé. « Dans les cinq dernières minutes, elle n'était pas bonne, enrage Jonathan McClark. Nos adversaires ont été beaucoup trop pénétrants dans la raquette. C'était un truc de fou. »
La très rapide sortie de Thioune, frappé de deux fautes au bout de 5 minutes et seulement de retour après la pause, a également affaibli le collectif tant l'ailier franco-sénégalais dégage d'énergie (15 points). « Je ne dispose pas d'un effectif pléthorique», constate Michel Veyronnet. « Il est certain que nous avons été vite affaiblis par les fautes puisque Hachad en a eu deux, lui aussi très tôt. Dès lors, je bricole et j'avoue que je ne suis pas un grand bricoleur. De façon générale, je trouve que nous sommes dans une phase de déclin collectif en cette fin novembre. C'est dommage car ce soir, il y avait la place pour passer si nous avions été un peu plus conséquents. »

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A BESANçON, ALAIN GESLIN
Succès des Espoirs
Conduits par Arlin (24 points à 8/12 et 26 d'évaluation) et Grégoire (17 points à 7/8 et 21 d'évaluation), les Espoirs du SPO Rouen ont remporté leur quatrième succès de rang samedi devant leurs homologues de Besançon (65-81).

# Posté le lundi 24 novembre 2008 14:12

Des Rouennais indignes

Des Rouennais indignes
Partis à Toulon avec des illusions, les Rouennais ont proposé un jeu si pauvre qu'ils ne pouvaient espérer rien d'autre qu'une défaite (59-48).
A entendre leur entraîneur Michel Veyronnet, les Rouennais ont souvent joué comme « des benjamins » samedi à Toulon, face à un adversaire qui n'était pourtant pas doté d'un arsenal redoutable. En se comportant comme des enfants, les Normands ont terminé la partie avec un score de gamins, 48 malheureux points dans leur cartable percé. Seul Vichy était parvenu à descendre encore plus bas en ce début de saison, à deux reprises, devant Strabourg (47-73, 2e journée) et au Mans (70-42, 4e).

Les Varois n'ont guère été plus appliqués que les Seinomarins mais en marquant 11 points de plus, ils ont logiquement enlevé cette consternante partie de bas de tableau (59-48), alors qu'ils ont eux aussi manifesté une adresse d'une faiblesse affligeante (34,8 %). Elle était encore bien trop élevée pour des Rouennais en pénitence, renvoyés au coin avec un pitoyable 29,7 %, le record cette saison en Pro A. Au mieux, ils ont inscrit 17 points (1er et 3e quart temps), au pire 7 dans les deux autres. Individuellement, les pourcentages traduisent la défaillance collective devant le panier : 0/7 pour Nascimento, 1/5 pour Hermenier, 2/7 pour Dorsey, 4/12 pour Houston, très vite pénalisé par trois faute (18e).
En capitaine méritant, Toffin a été le seul à tirer le pourcentage vers le haut (4/7, 57,1 %) alors qu'il n'est apparu que pendant 18 minutes sur le parquet. En déplacement, le SPOR est coutumier de ce gâchis puisqu'il avait déjà affiché 36,2 % à Dijon puis 36,1 % à Orléans. Plus en veine au Havre (44,3 %), il avait tout bonnement arraché la victoire même si les circonstances, faute antisportive dans la dernière minute, lui avaient facilité la tâche.

Tucker inscrit presque le tiers des points varois
Depuis plusieurs semaines déjà, Michel Veyronnet subodorait que son équipe ne disposait pas de shooteurs efficaces et constants. Au fil des matches, son intuition prend un peu plus d'épaisseur. Loin, très loin derrière Vichy toutefois (61,7 %), le SPOR présente la plus faible attaque de Pro A (68,1 %), sensiblement dans les mêmes eaux que Pau/Lacq/Orthez (68,5 %), dernière équipe encore en quête d'un succès et prochain visiteur des Cotonniers, samedi prochain. Ce choc du bas de tableau vaudra son pesant d'or car, à force de laisser filer de occasions, le SPOR pourrait finir par tomber bien bas.
Les Normands s'étaient en effet avancés dans le palais des sports de Toulon très motivés, estimant que les Varois, en plein doute, étaient bons à prendre. Hélas, l'équipe d'Alain Weisz qui restait sur trois revers d'affilée en Pro A, s'est retapée en milieu de semaine, par la grâce d'un match d'Eurocoupe, remporté à la surprise générale devant les Roumains de Ploiesti (103-77).
Très vivement contesté, l'ailier-fort Darrell Tucker s'était alors éveillé (30 points) et était visiblement toujours perché sur son petit nuage samedi. L'Américain ne s'est pas contenté de terminer meilleur marqueur (19 points, presque le tiers du total) mais il a aussi régné en maître au rebond avec 12 prises. Voilà bien un autre domaine dans lequel les Rouennais ont été dépassés (32 à 50). Les Varois ont carrément fait une razzia au dessus de l'arceau de leur complaisant adversaire (20 dont 7 pour Masingue).
A peine digne d'une cour d'école, cette partie a aussi été gangrennée par les pertes de balles. Dans ce secteur, les Seinomarins ont cependant été un poil plus économes (18 contre 20). Il n'y a pas de quoi pavoiser non plus !
A. G.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 15:08