Une défense solide.- Les Rouennais s'abritent derrière une défense convaincante, la cinquième de Pro A (71,5 points encaissés de moyenne). A Orléans samedi, ils ont concédé leur plus gros écart (-15) et le plus gros total (79 points) alors qu'ils avaient parfaitement maîtrisé Cholet (60) et dans une moindre mesure Le Mans (73). Le SPOR met souvent en place une défense de zone, laquelle lui permet de récupérer des ballons de contre-attaque dont se délectent Dorsey, Thioune et Houston. « La défense est une amie qui ne trahit que rarement », estime l'entraîneur Michel Veyronnet.
Une confiance en ses moyens.- En débarquant en Pro A, les Rouennais avaient besoin de se rassurer, d'évaluer leur capacité à rivaliser avec les clubs phares. Mission accomplie avec une défaite d'un point devant Le Mans (72-73) et un succès sur Cholet (76-60). Dépassés sur le parquet du leader Orléans samedi (79-64), ils auraient pu en revanche s'imposer à Dijon sans une gestion calamiteuse du dernier quart-temps (74-65). « Nous n'avons jamais explosé, reconnaît Michel Veyronnet. Nous savons que le potentiel est là. Les gars ont de la qualité et nous avons une vraie cohésion... Maintenant, il faut gagner des matches. Un seul pour l'instant, ce n'est pas assez. »
LES FAIBLESSES
Une attaque peu productive.- Le SPO Rouen ne dispose que de la 15e attaque de Pro A (69,2 points de moyenne). Au mieux, les Rouennais ont inscrit 76 points lors de leur succès sur Cholet.
Au pire, ils n'en ont planté que 64 samedi dernier à Orléans, un de moins qu'à Dijon lors de leur précédent déplacement également infructueux.
Un manque d'adresse.- Le manque de productivité s'explique par une très faible adresse, la 15e du championnat (41 %). Le SPOR n'est ni à l'aise à deux points (48 %) et encore moins derrière la ligne des 6,25 m (26,2 %). Tandis que Besançon caracole en tête au niveau du lancer franc (82 %), les Rouennais affichent un très minimal 60,1 %, simplement « battu » par Vichy (55,3 %). Ce n'est pourtant pas faute de shooter puisque le SPOR constitue la quatrième gâchette du championnat, 259 tentatives, avec une prédisposition à deux points (179 tirs). Crédités de 48 % de réussite générale lors de leur victoire contre Cholet, les hommes de Michel Veyronnet ont plafonné à un très bas 36 % à Dijon comme à Orléans.
Alain Geslin
